La problématique de la gestion de l’activité cynégétique au sud d’un parc national au Gabon
12 11 2009
Depuis des décennies, l’exploitation forestière demeure une activité essentielle à l’économie gabonaise. La forêt couvre toujours près de 80% de la surface du pays, et le taux de déforestation annuel avoisine 0,5 %. Etant donné ce faible taux d’abattage, la principale menace sur le plan environnemental est actuellement la chasse pour l’approvisionnement de la filière de viande de brousse, facteur immédiat de dégradation de la biodiversité souvent engendré indirectement par les activités d’exploitation forestière. La situation paraît plus délicate lorsque ces activités se déroulent à la périphérie d’une aire protégée. Dans ce contexte, la société forestière Grand Bois, propriétaire d’un permis à 2 lots dans la périphérie sud du Parc National de Minkébé revêt de ce fait, un enjeu capital pour des questions de conservation de la biodiversité.
La question que nous devons alors nous poser est celle de savoir comment arriver à concilier la gestion durable de la biodiversité et l’exploitation forestière ? Cette interrogation soulève d’autres questionnements :
- Comment se décline cette activité dans la société forestière Grand Bois ?
- Quelles réponses donner à ce phénomène qui tend à prendre des proportions importantes dans cette structure en début d’activité ?
Yves Ekila







1ière solution (souple)
Pour concilier l’exploitation foretière à la gestion rationnnelle de la faune, il faudrait que toutes les sociétés d’exploitation forestière rentrent dans le processus d’aménagement de leurs concessions forestières. les obligations, les sensibilisation et les reprimandes qui suivent au non respect de la gestion de la faune dans une concession sous aménagement durable ( CFAD) donneront peu à peu un nouveau souffle à cette lutte assez alarmante dans la plupart des pays de la sous région ( Afrique centrale) pour la gestion de notre patrimoinine faunique.
2nde (réaliste)
il faudrait avoir un service où une administration dévouée pour la gestion durable des ressources forestières et fauniques. J’entends par là une administration qui ne se contente pas d’écrire de grandes lignes de conduite face à la gestion, mais qui les applique sans restriction ou encore sans se soucier de sa poche. Pour cela, ces agents méritent un traitement au diapason de leurs missions.